Dans l'esprit du légendaire The problem with wikipedia de XKCD (quoi, vous n'avez toujours pas lu XKCD ? Mais je sers à quoi ?), voici le récit d'un cheminement intellectuel franchement douteux permis conjointement par la plus geekienne des chaînes de télé, et le plus télévisuel des sites de geek.
Un jour, dans votre vie, il vous arrivera peut-être d'être déprimé, pour une raison ou pour une blonde. Et aussi, d'être en vacantes. Et imaginons, d'avoir une FreeBox et donc plein de temps libre devant vous (ça commence à faire des hypothèses, je sais). Il n'est pas exclu que vous finissiez par passer vos journée en caleçon et robe de chambre devant la chaîne NoLife (bon la robe de chambre, c'est juste pour le cliché, faut pas pousser non plus.) NoLife est une petite chaîne faîte avec le coeur et trois bouts de ficelles par des jeunes gens forts sympathique qui ont juste passé trop de leur mercredi après midi à jouer à Super Mario en apprenant le japonais.
Quand NoLife parle de jeux vidéos, elle a le droit d'en dire du mal (même si c'est des gros jeux). Quand NoLife parle de cinéma, de culture, de cuisine même, c'est pas tout à fait la même chose que sur le reste du PAF (dans ta gueule). Maintenant, allez savoir pourquoi, quand il y a des écrans de pubs sur NoLife, il y a juste un spot, et c'est pour le DVD de la série Nerds.
Donc, supposons que vous vous retrouviez à regarder NoLife, et bien il n'est pas exclu que vous tombiez un jour sur de la grosse J-Pop qui tache (à savoir des groupes de midinettes jaunes fluos qui hurlent des remix du vieux tubes de disco européennes avec des chorégraphies dignes de bioman et plus de retouche photoshop quand dans un numéro spécial de Paris Match entièrement consacré aux vacances d'une rock-star ou d'un président de la République). Et comme ces gens là savent faire leur boulot, vous allez vous retrouver à essayer de vivre une vie productive avec CA dans la tête :
Complètement traumatisé par l'évènement, vous allez finir sur youtube pour essayer de vous repasser le clip d'en l'espoir fou de vous l'enlever des méninges (et dans le pire des cas, de mater de la post-puberte asiatique pour peu que soyez branchés sur le hentai). Et là, Youtube va faire son office, et vous raconter qu'en fait, les gamines ont honteusement repris un morceaux d'une groupe de disco. Est-européen. Ayant représenté l'Allemagne au concours de l'eurovision. En 79. Avec à peu près le même morceau, et une chorégraphie encore plus surréaliste (si si, c'est possible) :
Normalement, à ce moment de votre vie, vous aurez à nouveaux envie de sortir de chez vous, de rencontrer des vrais gens, de fonder votre entreprise, une famille, d'aller sur Mars, bref, n'importe quoi pour ne plus être obligé de traiter en même temps deux informations aussi contradictoire que la chanson populaire du soleil levant et la musique électronique d'outre-bavière.
Et là, pas de bol, six mois plus tard, vous rallumerez NoLife. Et vous apprendrez qu'entre temps, le clip sus-évoqué (celui des nanas en jaunes, hein, attention) est arrivé en haut d'un genre de top 50 thématique, et que suite à un pari stupide, l'équipe de la chaîne de télé se retrouve à refaire le clip avec encore moins de moyen, et encore plus de jaune :
Le monde moderne s'est abattu sur vous. Il ne vous reste plus qu'à aller apprendre le japonais pour frimer dans les conventions de cosplay, et poster les vidéos sur youtube.
Moi, je vais réviser mon teuton :
Moralité :
Get a life. Get a girlfriend
"Ecoute un peu le merle, et fais moi voir tes seins. Vivons heureux en attendant la mort" (P.Desproges)
vendredi 16 janvier 2009
mardi 13 janvier 2009
The last keynote
6 Janvier 2003. 18h00.
Phil Shiller s'avance sur la scène. La boule dans la gorge lui rappelle un peu son safari en Afrique, avec l'impression que la bande de lions devant lui va vraiment le manger tout cru.
"Mais pourquoi j'ai accepté ça ? Pourquoi on n'a pas envoyé Steve, encore une fois ?"
Steve. Ne pas trop penser à lui. "Le laisser faire ça, franchement...", soupire-t'il. "Aucune morale, au board. Mériteraient tous d'avoir placé leur économies chez Madoff, tiens"
"Mes chers, amis, bienvenue à la keynote de cette conférence..."
(Merde, ils lui avaient dit de commencer par une blague, mais pas envie)
"Vous avez tous suivi les événements concernant la santé de notre CEO, Steve Jobs..."
(rumeurs dans la salle)
"... notre dirigeant qui a tenu à s'expliquer lui-même sur son état de santé dans une lettre ouverte. Écoutons son message :"
(La salle s'éteint, et les hauts parleurs crachent les paroles du 'maître' avec des relents de télé-évangelisme de banlieue, et un silence de réunion plénière au Sénat)
"... after further testing, my doctors think they have found the cause : ..."
(Phil a honte. Bon, personne n'a remarqué...)
"... a hormone imbalance that has been "robbing" me ... "
("Et merde". Phil en est sûr : il a entendu quelqu'un chuchoter dans la salle. "Hey, isn't that Noah Wyle's voice?". Bon. Tans pis. Ils auraient du faire comme pour Jean Paul II. Si seulement Steve pouvait encore articuler...)
"... of the proteins my body needs to be healthy. Sophisticated blood tests have confirmed this diagnosis."
Phil reprends. "Comme vous l'imaginez, nous avons tous été aux anges lorsque nous avons découvert que le problème de Steve était identifié. Mais c'est là que Steve nous a étonné -- comme nous pensions qu'ils ne nous étonnerait plus jamais."
(Allez, juste réciter le texte comme prévu, et après c'est fini)
"Steve a réfléchi, s'est levé et nous a dit : 'les mecs, ce qui m'arrive est un don du Ciel. On ne peut pas laisser passer un truc pareil. Toute ma vie je n'ai pensé qu'à la beauté, avec un grand B. On ne faisait pas des produits, on faisait du Beau. On modelait. On travaillait la matière pour enlever les couches inutiles, jusqu'à arriver au Beau.'"
("ah oui, la citation...")
"Steve a continué : 'St-Exupery disait : 'la perfection ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à enlever'. Avec ce qu'il y a dans mon corps, nous allons amener la perfection là où elle était étrangère. Avec ce qu'il y a en moi, nous allons pouvoir modeler le dernier objet qui résistait à Dieu et aux artistes : The Human Body !!'"
(La salle oscille entre la surprise, et l'incrédulité. Seules quelques personnes ont déjà compris. Elles n'oscillent plus : elles ont déjà métaphoriquement le cul par terre. "Could he really do this ?")
"Et après, il s'est tourné vers nous, et dis : 'et si vous ne le faites pas, je laisserais Sergey & Larry essayer. Ca sera mon cadeau d'Adieu'".
("Oh f***. Yes, he can")
"So, Ladies & Gentleman, je suis fier de vous annoncer le dernier né des produits de chez Apple, une évolution technologique majeure, qui je l'espère tracera encore plus profonde la marque de Steve Jobs sur l'histoire de ce pays : ..."
(...roulement de tambours...)
"... introducing ..."
Sur l'écran géant, l'immensité blanche copyrightée, et au milieu du tableau immaculé, une fiole au reflets rouge pastels.
"... the iDiet !!!"
Hurlements de la foule en délire.
Phil n'a plus qu'à passer les slides et bafouiller ses explications techniques. "...50ml du sang du fondateur d'Apple, Steve Jobs..."
(Steve. Ne pas penser à Steve)
"..., traités pour vous inoculer les même spécificités hormonales pendant toute une semaine..."
(C'est un gars du marketing qui a trouvé le terme 'spécificités hormonales'. Un ancien de chez Pfizzer. Pour faire "moins peur", il disait. Rien de tel que des pharmaciens pour vous vendre à prix d'or une maladie mortelle)
"Quand aux effets, quoi de mieux qu'une image pour vous montrer le résultat ? "
(La honte revient. "J'aurais vraiment du reprendre un rail de coke avant de commencer")
"Avant / Après !!"

CNN interrompt ces programmes.
Le cours de l'action Apple remonte de 278% en dix minutes.
Dans sa chambre, Steve Jobs entends seulement un bourdonnement venu de la télé. A vrai dire ça fait quelque jours qu'il flotte un peu trop. Dans ses neurones de calculateur, il commence à douter. Peut-être qu'il aurait du mettre moins dans chaque fiole. Ou alors en tirer un peu moins d'un coup. Il tient moins bien le choc que prévu, et la perfusion lui fait horriblement mal. Encore de quoi faire un flacon, et il demandera à faire une pause. Allez, deux flacons.
Quelques instants plus tard, le génie de la Silicon Valley choppe une septicémie foudroyante, à cause d'une aiguille mal nettoyée. Système de santé de merde.
CNN interrompt ces programmes.
Le cours de l'action Apple chute de 28798786541% en cinq minutes.
Steve Wozniak à l'air d'un petit garçon perdu alors qu'il prononce l'oraison funèbre de son vieil ami. Lisa retient ses larmes. Bill Gates dit quelques mots pour calmer la presse. "La retraite plus ça, ça fait beaucoup d'un coup. Je suis peut-être le prochain." Humour d'ingénieur.
En nettoyant le bureau du CEO d'Apple, Fernando Mendoza ramasse un vieux bandana rouge et un disque de folk des années 70. Par un jeu de circonstances peu explicable, le bandana contient l'unique souche d'une étrange bactérie multimillénairement oubliée. Ses effets sur l'homo sapiens sont assez amusants : dans la plupart des cas, bien dosée, elle traite plusieurs formes d'une douzaine de maladies populairement tenues pour incurables. Curieusement, en présence de vinyle, de marijuana et de plastique blanc, elle entraîne de vilains dérèglements hormonaux, des pertes de poids carabinées, et une névrose psychotique obsessionnelle conduisant à un souci démesuré du détail.
Le technicien de surface balance tout ça à la poubelle. Maintenant, il ne risque plus de se faire engueuler par l'autre maboul de patron.
Britney Spears ressort un album.
CNN interrompt ces programmes.
Phil Shiller s'avance sur la scène. La boule dans la gorge lui rappelle un peu son safari en Afrique, avec l'impression que la bande de lions devant lui va vraiment le manger tout cru.
"Mais pourquoi j'ai accepté ça ? Pourquoi on n'a pas envoyé Steve, encore une fois ?"
Steve. Ne pas trop penser à lui. "Le laisser faire ça, franchement...", soupire-t'il. "Aucune morale, au board. Mériteraient tous d'avoir placé leur économies chez Madoff, tiens"
"Mes chers, amis, bienvenue à la keynote de cette conférence..."
(Merde, ils lui avaient dit de commencer par une blague, mais pas envie)
"Vous avez tous suivi les événements concernant la santé de notre CEO, Steve Jobs..."
(rumeurs dans la salle)
"... notre dirigeant qui a tenu à s'expliquer lui-même sur son état de santé dans une lettre ouverte. Écoutons son message :"
(La salle s'éteint, et les hauts parleurs crachent les paroles du 'maître' avec des relents de télé-évangelisme de banlieue, et un silence de réunion plénière au Sénat)
"... after further testing, my doctors think they have found the cause : ..."
(Phil a honte. Bon, personne n'a remarqué...)
"... a hormone imbalance that has been "robbing" me ... "
("Et merde". Phil en est sûr : il a entendu quelqu'un chuchoter dans la salle. "Hey, isn't that Noah Wyle's voice?". Bon. Tans pis. Ils auraient du faire comme pour Jean Paul II. Si seulement Steve pouvait encore articuler...)
"... of the proteins my body needs to be healthy. Sophisticated blood tests have confirmed this diagnosis."
Phil reprends. "Comme vous l'imaginez, nous avons tous été aux anges lorsque nous avons découvert que le problème de Steve était identifié. Mais c'est là que Steve nous a étonné -- comme nous pensions qu'ils ne nous étonnerait plus jamais."
(Allez, juste réciter le texte comme prévu, et après c'est fini)
"Steve a réfléchi, s'est levé et nous a dit : 'les mecs, ce qui m'arrive est un don du Ciel. On ne peut pas laisser passer un truc pareil. Toute ma vie je n'ai pensé qu'à la beauté, avec un grand B. On ne faisait pas des produits, on faisait du Beau. On modelait. On travaillait la matière pour enlever les couches inutiles, jusqu'à arriver au Beau.'"
("ah oui, la citation...")
"Steve a continué : 'St-Exupery disait : 'la perfection ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à enlever'. Avec ce qu'il y a dans mon corps, nous allons amener la perfection là où elle était étrangère. Avec ce qu'il y a en moi, nous allons pouvoir modeler le dernier objet qui résistait à Dieu et aux artistes : The Human Body !!'"
(La salle oscille entre la surprise, et l'incrédulité. Seules quelques personnes ont déjà compris. Elles n'oscillent plus : elles ont déjà métaphoriquement le cul par terre. "Could he really do this ?")
"Et après, il s'est tourné vers nous, et dis : 'et si vous ne le faites pas, je laisserais Sergey & Larry essayer. Ca sera mon cadeau d'Adieu'".
("Oh f***. Yes, he can")
"So, Ladies & Gentleman, je suis fier de vous annoncer le dernier né des produits de chez Apple, une évolution technologique majeure, qui je l'espère tracera encore plus profonde la marque de Steve Jobs sur l'histoire de ce pays : ..."
(...roulement de tambours...)
"... introducing ..."
Sur l'écran géant, l'immensité blanche copyrightée, et au milieu du tableau immaculé, une fiole au reflets rouge pastels.
"... the iDiet !!!"
Hurlements de la foule en délire.
Phil n'a plus qu'à passer les slides et bafouiller ses explications techniques. "...50ml du sang du fondateur d'Apple, Steve Jobs..."
(Steve. Ne pas penser à Steve)
"..., traités pour vous inoculer les même spécificités hormonales pendant toute une semaine..."
(C'est un gars du marketing qui a trouvé le terme 'spécificités hormonales'. Un ancien de chez Pfizzer. Pour faire "moins peur", il disait. Rien de tel que des pharmaciens pour vous vendre à prix d'or une maladie mortelle)
"Quand aux effets, quoi de mieux qu'une image pour vous montrer le résultat ? "
(La honte revient. "J'aurais vraiment du reprendre un rail de coke avant de commencer")
"Avant / Après !!"
CNN interrompt ces programmes.
Le cours de l'action Apple remonte de 278% en dix minutes.
Dans sa chambre, Steve Jobs entends seulement un bourdonnement venu de la télé. A vrai dire ça fait quelque jours qu'il flotte un peu trop. Dans ses neurones de calculateur, il commence à douter. Peut-être qu'il aurait du mettre moins dans chaque fiole. Ou alors en tirer un peu moins d'un coup. Il tient moins bien le choc que prévu, et la perfusion lui fait horriblement mal. Encore de quoi faire un flacon, et il demandera à faire une pause. Allez, deux flacons.
Quelques instants plus tard, le génie de la Silicon Valley choppe une septicémie foudroyante, à cause d'une aiguille mal nettoyée. Système de santé de merde.
CNN interrompt ces programmes.
Le cours de l'action Apple chute de 28798786541% en cinq minutes.
Steve Wozniak à l'air d'un petit garçon perdu alors qu'il prononce l'oraison funèbre de son vieil ami. Lisa retient ses larmes. Bill Gates dit quelques mots pour calmer la presse. "La retraite plus ça, ça fait beaucoup d'un coup. Je suis peut-être le prochain." Humour d'ingénieur.
En nettoyant le bureau du CEO d'Apple, Fernando Mendoza ramasse un vieux bandana rouge et un disque de folk des années 70. Par un jeu de circonstances peu explicable, le bandana contient l'unique souche d'une étrange bactérie multimillénairement oubliée. Ses effets sur l'homo sapiens sont assez amusants : dans la plupart des cas, bien dosée, elle traite plusieurs formes d'une douzaine de maladies populairement tenues pour incurables. Curieusement, en présence de vinyle, de marijuana et de plastique blanc, elle entraîne de vilains dérèglements hormonaux, des pertes de poids carabinées, et une névrose psychotique obsessionnelle conduisant à un souci démesuré du détail.
Le technicien de surface balance tout ça à la poubelle. Maintenant, il ne risque plus de se faire engueuler par l'autre maboul de patron.
Britney Spears ressort un album.
CNN interrompt ces programmes.
mardi 30 décembre 2008
C'est le geste qui compte ...
... mais j'ai une pensée émue pour les petits nenfants à qui on va avoir offert ces trucs infâmes que j'ai croisé pendant mes achats pré-festifs dans un grand magasin de jouets toulousain dont je tairais le nom par pure charité chrétienne (c'est Noël, quand même).
Oui, merci, Mr le Senateur, on y repensera. Remarquez, aujourd'hui encore, on s'amuse avec des boîtes ... tenez, y'a un jeu stupide qui sert à passer le temps, et qui consiste à essayer de deviner ce qu'il y a dans des cartons à chaussures. Oui, je sais, c'est complètement con, ça revient à jouer à pile ou façe pendant des heures, mais bon, disons que ça doit bien occuper deux minutes quand on s'emmerde dans un bus pour l'Italie ou sur un tronçon d'autoroute fermée à cause de la neige dans le Massif Central ("pensez, de la neige dans le massif central, comment on aurait su ?") Alors, franchement, si on vous a offert le jeu de société A prendre ou à laisser, franchement, je vous plains. Notez, c'est peut-être le dernier moyen dans ce pays d'avoir un banquier qui vous appelle pour vous proposer des sous, profitez en.
Qu'on ne se méprenne pas. J'aime bien "Plus belle, la vie". Je crois avoir été une des quatre personnes à avoir regardé la première semaine de la série (à mon grand désespoir, j'ai loupé le pilote, et je ne pourrais pas dire "j'y étais" à mes petits neveux, ce qui m'arrange parce que ça me fera une occasion de radoter en moins.) Et comme n'importe quel soap, j'ai raté au moins trois épisodes, donc je suis totalement largué.
Cela étant dit, je continue de penser qu'il est absolument inconcevable qu'un enfant sain d'esprit, bien dans sa peau, avec une vie de famille équilibrée, des amis, même accablé de peurs puériles dans le noir et d'angoisses métaphysiques quand sa mère s'éloigne, puisse demander, sans pression extérieure, un puzzle de l'équipe du 'Mistral' pour Noël. Ou alors les problèmes de drogue sont vachement plus sérieux que je pensait. Va peut-être falloir refaire une ou deux descentes de police avec toutous dans les écoles primaires...
Il est beau, n'est-ce pas, cet extrait de la lettre envoyée à Papa Noël par le petit Nicolas S. de Neuilly (92) en 20.. -- à Papa Noël, donc.
Tout le monde veut sauver le Monde. Tous les petits garçons apprennent que pour sauver le monde, il faut des super-pouvoirs, et donc devenir un super-héros, et donc porter un costume de super-héros. Et puis un jour les enfants grandissent, ils comprennent que ces histoires de vengeurs costumés ne marchent pas dans la vraie vie, et pour peu qu'ils aient du talent ils écrivent The Watchmen (message personnel au Dr E : que ferait-on sans vous ?) Il y a bien sûr quelques enfants qui ne grandissent pas, et qui continuent de croire à tous ces zorros atomiques, mais ils finissent scénaristes chez Heroes ou staff de campagne présidentielle, et puis ça leur passe.
Donc, on a bien le droit de rêver, et même de se faire offrir une panoplie de Batman, Wonder woman, Zorro, ou Superman, pour faire comme si. Mais alors, est-ce quelqu'un peut m'expliquer comment on peut oser offrir uniquement la ceinture d'une panoplie de superman (et là je suis très embêté parce que je ne trouve pas de lien vers le jouet en question, mais croyez moi sur parole pour une fois) ? C'est du rêve pour période de crise, ça ? "Tu sais petit, je ne veux pas ôter toutes les belles illusions de ton innocente conscience de tendre marmot, mais Superman ne pouvait pas s'occuper de Lex Luthor ET du pouvoir d'achat cette année, donc on a confié la mission à un stagiaire, et, euh, ben ... t'auras la cape l'année prochaine, si tout va bien. Par contre, on avait déjà prévu d'être en slip à la fin du mois, suffira de te le peindre en rouge".
Bon, et sinon, mes cadeaux de Noël à moi, j'en suis très content, vous pouvez vous brosser pour les retrouver sur Ebay. Non mais.
Bonne fêtes !!
"De mon temps, on s'amusait avec une boîte !!"
Oui, merci, Mr le Senateur, on y repensera. Remarquez, aujourd'hui encore, on s'amuse avec des boîtes ... tenez, y'a un jeu stupide qui sert à passer le temps, et qui consiste à essayer de deviner ce qu'il y a dans des cartons à chaussures. Oui, je sais, c'est complètement con, ça revient à jouer à pile ou façe pendant des heures, mais bon, disons que ça doit bien occuper deux minutes quand on s'emmerde dans un bus pour l'Italie ou sur un tronçon d'autoroute fermée à cause de la neige dans le Massif Central ("pensez, de la neige dans le massif central, comment on aurait su ?") Alors, franchement, si on vous a offert le jeu de société A prendre ou à laisser, franchement, je vous plains. Notez, c'est peut-être le dernier moyen dans ce pays d'avoir un banquier qui vous appelle pour vous proposer des sous, profitez en.
Plus mal jouée, la vie
Qu'on ne se méprenne pas. J'aime bien "Plus belle, la vie". Je crois avoir été une des quatre personnes à avoir regardé la première semaine de la série (à mon grand désespoir, j'ai loupé le pilote, et je ne pourrais pas dire "j'y étais" à mes petits neveux, ce qui m'arrange parce que ça me fera une occasion de radoter en moins.) Et comme n'importe quel soap, j'ai raté au moins trois épisodes, donc je suis totalement largué.
Cela étant dit, je continue de penser qu'il est absolument inconcevable qu'un enfant sain d'esprit, bien dans sa peau, avec une vie de famille équilibrée, des amis, même accablé de peurs puériles dans le noir et d'angoisses métaphysiques quand sa mère s'éloigne, puisse demander, sans pression extérieure, un puzzle de l'équipe du 'Mistral' pour Noël. Ou alors les problèmes de drogue sont vachement plus sérieux que je pensait. Va peut-être falloir refaire une ou deux descentes de police avec toutous dans les écoles primaires...
"Quand je serais grand, je sauverais le monde !!"
Il est beau, n'est-ce pas, cet extrait de la lettre envoyée à Papa Noël par le petit Nicolas S. de Neuilly (92) en 20.. -- à Papa Noël, donc.
Tout le monde veut sauver le Monde. Tous les petits garçons apprennent que pour sauver le monde, il faut des super-pouvoirs, et donc devenir un super-héros, et donc porter un costume de super-héros. Et puis un jour les enfants grandissent, ils comprennent que ces histoires de vengeurs costumés ne marchent pas dans la vraie vie, et pour peu qu'ils aient du talent ils écrivent The Watchmen (message personnel au Dr E : que ferait-on sans vous ?) Il y a bien sûr quelques enfants qui ne grandissent pas, et qui continuent de croire à tous ces zorros atomiques, mais ils finissent scénaristes chez Heroes ou staff de campagne présidentielle, et puis ça leur passe.
Donc, on a bien le droit de rêver, et même de se faire offrir une panoplie de Batman, Wonder woman, Zorro, ou Superman, pour faire comme si. Mais alors, est-ce quelqu'un peut m'expliquer comment on peut oser offrir uniquement la ceinture d'une panoplie de superman (et là je suis très embêté parce que je ne trouve pas de lien vers le jouet en question, mais croyez moi sur parole pour une fois) ? C'est du rêve pour période de crise, ça ? "Tu sais petit, je ne veux pas ôter toutes les belles illusions de ton innocente conscience de tendre marmot, mais Superman ne pouvait pas s'occuper de Lex Luthor ET du pouvoir d'achat cette année, donc on a confié la mission à un stagiaire, et, euh, ben ... t'auras la cape l'année prochaine, si tout va bien. Par contre, on avait déjà prévu d'être en slip à la fin du mois, suffira de te le peindre en rouge".
Bon, et sinon, mes cadeaux de Noël à moi, j'en suis très content, vous pouvez vous brosser pour les retrouver sur Ebay. Non mais.
Bonne fêtes !!
samedi 13 décembre 2008
Yeux qui brûlent
Y'a "Burn after Reading" à aller voir. Y'a pleins de bonnes raisons. Tous les personnages y sont au choix des idiots ou des monstres (voir des monstres d'idiotie). Y'en a deux qui sont joués par des beaux gosses, et ça fait un bien fou. Y'en a pas un pour rattraper l'autre, ils ont tous pleins de problèmes (ils sont américains), pleins de défaut (ils sont américains) et pleins d'excuses (ils sont américains). Ils sont perdus dans une histoire qui les dépasse, dont il ne comprennent pas le moindre bout, avec des références vielles comme un téléfilm d'y a 10 ans (toute ressemblance avec un monde existant...). Du coup, y'a John Malkovitch qui passe tout le film à craquer, un peu comme les gens tristes qui se rendent compte que le monde tient pas tout à fait debout, et que ça énerve un peu. Du coup il boit, passe le film en robe de chambre et dit "fuck" trois fois par phrase. Et je crains de ne pas avoir tout compris.
Expérience "facebooko-socia-psychologico-prankienne" d'un copain. Changement du "statut relationnel" de "célibataire" vers "rien". Formulation (volontairement?) ambiguë du site, qui affiche sur son profil "XXXXX n'est plus marqué comme célibataire". Travail habituel du cerveau humain, qui complète et interprète comme "XXXX a chopé, trop de la balle !!". Attente des réactions : rapides, nombreuses, mais pas aussi massives que si l'information avait pu être reprise. Conclusion partielle : il ne suffit pas d'avoir 251 amis et un haut parleur, il faut aussi des pipelettes pour relayer. (Théorie minute de geek en corollaire : si le cerveau humain est bien un réseau, l'information doit y être tellement dupliquée, reproduite et déformées que nos profs de base de donnée en mangeraient leur bouquins de normalisation.)
A par ça, BSG reprends en janvier, alors que j'attendais ça pour beaucoup plus tard. On prend les bonnes nouvelles où on peut.
Expérience "facebooko-socia-psychologico-prankienne" d'un copain. Changement du "statut relationnel" de "célibataire" vers "rien". Formulation (volontairement?) ambiguë du site, qui affiche sur son profil "XXXXX n'est plus marqué comme célibataire". Travail habituel du cerveau humain, qui complète et interprète comme "XXXX a chopé, trop de la balle !!". Attente des réactions : rapides, nombreuses, mais pas aussi massives que si l'information avait pu être reprise. Conclusion partielle : il ne suffit pas d'avoir 251 amis et un haut parleur, il faut aussi des pipelettes pour relayer. (Théorie minute de geek en corollaire : si le cerveau humain est bien un réseau, l'information doit y être tellement dupliquée, reproduite et déformées que nos profs de base de donnée en mangeraient leur bouquins de normalisation.)
A par ça, BSG reprends en janvier, alors que j'attendais ça pour beaucoup plus tard. On prend les bonnes nouvelles où on peut.
mardi 2 décembre 2008
Another brick in the wal-mart
Vous avez aimé la pub ?
Vous adorerez la vraie version :
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/081128/monde/usa_wal_mart_bousculade
Et si vous trouvez le zapping de canal+ de ce soir, il y a des images assez édifiantes de marrées humaines dans un centre commercial.
Je sais bien qu'il n'y a aucun rapport entre toutes ces histoires, et le fait que des abrutis de gauchos se sentent obligés d'organiser une "journée sans achat" (un peu comme la "journée de la femme" qui tombe une fois par an alors que les claques tombent le reste de l'année), mais bon, ça commence à bien faire, tout ça.
Vivement dimanche.
Vous adorerez la vraie version :
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/081128/monde/usa_wal_mart_bousculade
Et si vous trouvez le zapping de canal+ de ce soir, il y a des images assez édifiantes de marrées humaines dans un centre commercial.
Je sais bien qu'il n'y a aucun rapport entre toutes ces histoires, et le fait que des abrutis de gauchos se sentent obligés d'organiser une "journée sans achat" (un peu comme la "journée de la femme" qui tombe une fois par an alors que les claques tombent le reste de l'année), mais bon, ça commence à bien faire, tout ça.
Vivement dimanche.
samedi 22 novembre 2008
Jeopardy Socialiste
On connaît maintenant la grande question sur la vie, l'univers et tout le reste.
La question était donc :
"De combien de voix Martine Aubry va t'elle l'emporter sur Segolène Royal pour l'élection au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste ?"
Vous pouvez vérifier sur des sites "sérieux", la réponse est ... amusante.
Douglas Adams doit bien se retourner de rire dans sa tombe. Dommage qu'il n'ai pas accès à YouTube...
Et, pour les fans de la dâme du poitou ... "Always look on the bright side", comme on dit ...
La question était donc :
"De combien de voix Martine Aubry va t'elle l'emporter sur Segolène Royal pour l'élection au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste ?"
Vous pouvez vérifier sur des sites "sérieux", la réponse est ... amusante.
Douglas Adams doit bien se retourner de rire dans sa tombe. Dommage qu'il n'ai pas accès à YouTube...
Et, pour les fans de la dâme du poitou ... "Always look on the bright side", comme on dit ...
mercredi 19 novembre 2008
Tronche-de-livre, le retour
(or 'How I learn to stop worrying ... and love wasting my time).
Bon, comme c'est la période pour m'avouer vaincu, et qu'on m'a fait la remarque : oui, je me suis fait absorber ma facebook. Pour l'instant j'ai réussi :
Donc bon, voila c'était juste pour dire que j'allais arrêter de gnigniaer sur facebook.
En même temps, j'ai presque réussi à trouver un intérêt à goojet depuis qu'on m'envoie les Morning Girls, alors bon ...
Bon, comme c'est la période pour m'avouer vaincu, et qu'on m'a fait la remarque : oui, je me suis fait absorber ma facebook. Pour l'instant j'ai réussi :
- A avoir des nouvelles de pleins de pôtes d'il y a plus ou moins loin et plus ou moins longtemps
- A devenir accro aux 'status update' toutes les trente secondes
- A pourrir les status des copains
- A perdre le peu de dignité qu'il me restait grâce au groupe des claudette..
- A ne pas participer à un seul quizz débile
- A ne poker personne
- A ne perdre qu'un temps somme toute assez honnête sur le site
Donc bon, voila c'était juste pour dire que j'allais arrêter de gnigniaer sur facebook.
En même temps, j'ai presque réussi à trouver un intérêt à goojet depuis qu'on m'envoie les Morning Girls, alors bon ...
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